vendredi 14 mars 2008

New Delhi : Incredible India !



Farida : « On m’avait dit et répété, l’Inde c’est une autre dimension, tu mets les pieds à l’aéroport et tu es submergé par la chaleur étouffante, la foule envahissante et les odeurs entêtantes. Et ben… on sort de l’aéroport au milieu d’une petite centaine de personnes aussi silencieuses et tranquilles qu’une sortie de classe au conseil fédéral. On prend un taxi prépayé… même pas besoin de négocier. Il y a une petite brise fraîche dans l’air et pas un chat (ou une vache) dans les rues direction… l’aseptisation confortable de l’ambassade suisse au lieu des hôtels backpackers de Old Delhi. Incredible India ! »

Pierre : « Troisième atterrissage réussi dans cette Inde que j’aime tant ! Contrastes saisissants entre le Delhi d’il y a 12 ans et celui que je découvre en famille. Téléphones portables, femmes et hommes en jeans, des McDo, livraisons à domicile de pizzas et des rickshaws qui roulent… au gaz !!! Ma foi, Incredible India reste bien incredible ! Moins la 4ème dimension que dans mes souvenirs mais bon, n’est-ce pas aussi ça « l’évolution » ? Alors que le rickshaw nous emmène vers l’ambassade, qu’il tourne depuis 20 minutes sans savoir où il va – tout en m’assurant qu’il connaît bien l’adresse – et qu’il demande une augmentation alors que le tarif a été décidé à l’aéroport, je me dis que certaines choses ne changent pas. Sourire intérieur… Cette fois, on est en Inde ! »

Loger à l’ambassade. Il est 2 heures du matin quand nous arrivons enfin chez Laurent, l’Homme à tout faire de l’ambassade suisse et, surtout, un hôte hors pairs : il nous accueille chez lui, dans son appartement et nous laisse les clés quand il rejoint sa femme en Malaisie. Sans oublier de nous préparer un pain et une… tresse pour notre premier petit-déjeuner. Nous voilà les uniques locataires d’un 4 pièces, quel changement après nos habituelles chambrettes de 12 m2. Ici tout est made in Switzerland jusqu’aux toilettes et aux prises électriques ! On se sent comme à la maison. Le cuisinier en plus !

On se décide quand même à sortir de notre enclave dorée pour visiter le Qutb Minar. Première séance photo avec des Indiens pour Malik, premières questions : « What’s HIS name ? … What’s your RELIGION ? »

Habitués aux petits centres historiques des villes précédentes, nous nous lançons allègrement sur les trottoirs de Delhi pour rentrer chez « nous » sans nous rendre compte que les distances sont ici d’un tout autre ordre ! Fourbus, nous couchons Malik et nous nous attaquons à la dvd-thèque de Laurent.

Après le visite du tombeau de Safdarjang, nous soupons chez Delphine, Philippe et Gaspard. Un appartement, un couple d’amis… on est presque installés ! Un repas délicieux, une discussion animée, nous en apprenons beaucoup sur la « dure » réalité des expat’.

Le lendemain Delphine nous sert de guide à la tombe de Humayun et nous emmène au « Chocolat », un petit resto hype dans un marché qui vend vêtements, produits de beauté, jambon de Parme et mozzarella !

jeudi 6 mars 2008

Bangkok: last days




Dernier message de ce côté-ci de l'Asie. Ce soir, nous dormons à Delhi!

Bangkok : retour in crazy town



On ne sait pas si vous êtes comme nous mais quand on s’est mis une idée en tête, c’est toujours étrange de changer de plan. La pluie nous ayant poussés plus vite que prévu dans la « cité des Anges », on ne se sentait pas prêt du tout à affronter l’effervescence de la capitale. Pourtant, à peine quelques heures après notre arrivée, bien installés au cœur d’un des nombreux quartiers chauds, dans un hôtel à la semaine, on se sent comme chez nous.

Nous logeons dans la 309 – sur combien ? Mystère. Il y a tellement de chambres… - du Raja Mansion en plein Sukhumvit. Quand on sort de l’hôtel, plein de jolies jeunes femmes (???) font des coucous à Malik et à Pierre, moins à Farida. Dans les couloirs, des extraterrestres déambulent en marmonnant des incantations incompréhensibles.

Nos 8 jours à Bangkok nous permettent de compléter les visites que nous n’avions pas pu faire la première fois et… de faire les magasins ! Franchement les filles, entre nous, la prochaine destination shopping, c’est ici ! Mais on se donne rendez-vous dans une dizaine d’années, quand nous aurons toutes des postes à haute valeur ajoutée. Bangkok offre de tout pour tous les goûts et toutes les bourses, du plus cheap au plus hype. Résultat : nous avons lancé un nouveau paquet de 12 kg à travers la mer.

Ah, au fait, vous qui vouliez toutes savoir à quoi ressemble Pierre avec les cheveux courts : voilà c’est fait ! Il a succombé aux sirènes des coiffeurs d’un « mall trendy ». Rendez-vous à la rubrique photo et vidéo.

Histoire d’échapper à la climatisation des centres commerciaux, nous optons pour une balade au Lumphini Park. En milieu d’après-midi, il n’y a presque personne et nous nous installons au milieu du lac sur un « cygne-pédalo ». Détour désormais inévitable par la place de jeux où Malik ose enfin se lancer dans un toboggan-tunnel.

Le dernier jour, nous prenons le bateau-bus pour rejoindre le Wat Arun pour notre dernier temple bouddhique de ce côté-ci de l’Asie.

Pour nous, Bangkok restera la ville :

  1. des glaces du soir au 7 Eleven
  2. des filles aux jambes nues
  3. de : c’est un ou une ?
  4. des gros bides à T-shirt vulgaire
  5. de Fafi disant : « J’peux pas choisir !!! »
  6. de Pierre qui fait les comptes, plus que d’habitude, c’est dire…
  7. des dernières soupes au lait de coco
  8. du mec bizarre avec un fusil bizarre
  9. des tuk-tuk qui pétaradent dans la nuit
  10. des marchés, des stands, des échoppes, des étals à nourriture
  11. des cérémonies religieuses devant les magasins Burberry
  12. du p’tit-déj’ au Starbuck Coffee
  13. de où y’a tout comme chez nous… et encore plus !

D’ailleurs, nous lançons un appel : J. couple cherche travail intéressant dans Cité des Anges. Motivé, enthousiaste. Prêt à aménager au plus vite. Laissez message sur le blog.

mercredi 5 mars 2008

Sukhothai : histoire d’eau



Chose promise, chose due ! Nous nous installons pour une semaine dans un des bungalows du J&J Guesthouse, juste à côté d’une… piscine. Après tous ces temples, buddhas, zoo et longues marches à travers les rues des villes – sous un soleil amical – Malik savoure ces journées dans l’eau fraîche (et ne soyons pas de mauvaise foi, nous aussi !).

Le deuxième jour, nous louons une moto pour visiter le parc historique de Sukhothai situé à 12 km de la ville. Ancienne capitale du royaume de Siam, l’endroit nous rappelle Angkor. Une belle journée à déambuler à travers les ruines et à jouer à cache-cache avec les buddhas dans leurs « cabines de douche », dixit Malik.

Le parc historique sera notre unique sortie : on se sent si bien à la J&J Guesthouse. Le bungalow est, de loin, le plus confortable qu’on ait eu, le jardin rassemble mille statues, coins et recoins pour jouer et le jeune fils des propriétaires, James, possède de super jouets. Malik fait littéralement main basse sur ses voiturettes en plastique. S’organisent alors quelques folles courses-poursuites dans les allées du jardin.

On se repose, on mange bien et, deuxième surprise, on regarde « R’Happy Feet » (un dessin animé avec des pingouins qui dansent) ; ça on vous le raconte juste parce que vous allez en entendre parler.

Le jour du départ, nous nous levons bien décidés à rejoindre Ayyutaya, mais en ouvrant la porte du bungalow : voilà qu’il pleut ! Nous quittons donc la guesthouse en tenue de combat anti-déluge pour prendre le bus qui, après mûre réflexion, nous mènera à Bangkok. Bien calés dans le tuk-tuk, entre sac à dos et parapluie, juste au moment de démarrer, déboule la maman de James, un gros camion en plastique sous le bras. Malik repart avec un nouveau cadeau.

samedi 1 mars 2008

Chiang Mai: visas, bouddhas, koalas



La Thailande c’est aussi ça : Ubon – Chiang Mai, 17 heures de bus tout confort qui te font passer le trajet Fribourg – Berne pour un marathon. Arrivée au matin, donc, frais (presque) comme une rose.

Quelques tentatives dans les guesthouses « cooool » de la vieille ville : mais soit c’est plein, soit l’accueil est… disons… pincé. Nous finissons par trouver un nid dans une des 110 « Lanna guesthouse » du coin : chambre propre, eau chaude et réceptionniste adorable.

Un impératif : demander nos visas pour l’Inde. Sus donc au consulat ! On y apprend qu’il faudra 7 jours ouvrables pour régler notre cas. Nous creusons donc notre nid dans la cité des temples. En effet, Chiang Mai compte environ 300 temples pour 204'000 habitants ! Cela donne à la ville un charme tout particulier entre modernité et tradition. Il fait vraiment bon s’y promener.

Etape incontournable : le Night Bazaaaaaaar. Une succession de stands de t-shirts, bijoux, écharpes et autres souvenirs. Exclusivement voué aux touristes, pas super convivial, nous nous y ennuyons presque.

Rien à voir avec l’autre attraction commerciale de la ville : le Sunday Night Market. Une fois par semaine plusieurs rues de la vieille ville sont fermées au trafic et les cours des temples adjacents se remplissent de petits restos improvisés. Tous les deux mètres des groupes poussent la chansonnette (des petits jeunes, des aveugles, des familles, même un petit vieux avec sa femme qui esquisse deux pas de danse !). Et des stands partout, partout, partout ! Pourtant l’atmosphère est agréable, il y a de l’espace, de l’air. Le fait que ce marché soit autant fréquenté par les Thaïs que par les farangs est certainement décisif. On déambule, on s’y perd et, au final, nous marchons 6 heures sans même nous en rendre compte.

La dizaine de temples que nous avons visitée a pour point commun une grande propension au luxe et à la dorure. Avec une mention spéciale au temple du bouddha de jade dont la boutique se trouve dans la salle de prière et celui du mont Doi Suthep, une sorte de « Gruyères » local, la ferveur religieuse en plus, la double-crème en moins.

Allez bon, et puis de temps en temps il faut faire quelque chose juste pour faire plaisir à Malik. Nous voilà donc au zoo. A l’entrée, un service de bus est offert avec le ticket… Mais c’est pas comme ça qu’on visite un zoo, voyons ! 5 heures de marche plus tard, 3 km après les éléphants et à 2 km des fauves, nous commençons à comprendre… Réparti sur un site gigantesque, le zoo de Chiang Mai offre deux attractions spéciales : les koalas et les pandas !!! Et devinez qui sont les plus excités devant les peluches noires et blanches ? Malik, quant à lui, réclame une glace et la place de jeux en ferraille des années 70. Il ressort de cette journée avec son vocabulaire enrichi du mot « civette » (sorte de chat sauvage) qu’il répète à qui veut l’entendre depuis.

Autre grande séquence animalière : la becquée aux pigeons du parc de Suan Bak Huat. Dans le soleil couchant, Malik piétine les amoureux, interrompt les séances familiales de photographie pour le plaisir de voir s’envoler les oiseaux.

Visas en poche nous quittons la ville pour Sukhothai où nous avons promis un « hôtel-surprise » à Malik.

lundi 25 février 2008

Ubon Ratchathani : sports in the city


Retour à l’urbanisation. Première ville escale après le passage de la frontière lao-thaïlandaise, Ubon nous apparaît comme un mélange magique de confort à l’occidentale (eau chaude dans la salle de bain) de technologie (télévision, wifi dans la chambre), de lumières, de commerces et de publicité… Welcome back to Thailand !
La ville d’Ubon n’offre aucun charme particulier mais le contraste est saisissant après 5 semaines passées au Laos. L’effet sur nous est excitant. La tête nous tourne un peu devant cet excès de possibilités de consommation. Nous ne croisons presque aucun touriste dans cette « vraie » ville moderne thaïlandaise pour les Thaïs.
Le soir, nous mangeons dans un marché ouvert et nous nous baladons dans un parc étonnant. Habitués à une politique familiale peu développée en Suisse, il est suprenant pour nous de découvrir un endroit où des activités gratuites sont proposées pour tous les âges :
une place de jeux à côté de laquelle les enfants peuvent aussi s’adonner à la peinture
des cours d’aérobic suivi par une bonne centaine de femmes de toutes générations
des terrains de basketball où s’entraînent activement professionnels et amateurs
un mini skatepark
une piste de course tout autour du parc
des engins de musculation design disséminés dans les espaces verts
du badminton, du foot, des vieux en goguette, etc.
Ce retour à la civilisation nous rappelle à nos « devoirs » professionnels qui nous attendent à notre retour et nous commençons à écrire quelques postulations.

lundi 18 février 2008

Bonus track : Hit the road, Bruder Jack!



Cinq semaines au lieu de trois au Laos méritent bien un petit bonus ! Et une spéciale dédicace à nos plus jeunes lecteurs : Naïm et tous les enfants de « chez Jacqueline ».