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jeudi 6 mars 2008

Bangkok : retour in crazy town



On ne sait pas si vous êtes comme nous mais quand on s’est mis une idée en tête, c’est toujours étrange de changer de plan. La pluie nous ayant poussés plus vite que prévu dans la « cité des Anges », on ne se sentait pas prêt du tout à affronter l’effervescence de la capitale. Pourtant, à peine quelques heures après notre arrivée, bien installés au cœur d’un des nombreux quartiers chauds, dans un hôtel à la semaine, on se sent comme chez nous.

Nous logeons dans la 309 – sur combien ? Mystère. Il y a tellement de chambres… - du Raja Mansion en plein Sukhumvit. Quand on sort de l’hôtel, plein de jolies jeunes femmes (???) font des coucous à Malik et à Pierre, moins à Farida. Dans les couloirs, des extraterrestres déambulent en marmonnant des incantations incompréhensibles.

Nos 8 jours à Bangkok nous permettent de compléter les visites que nous n’avions pas pu faire la première fois et… de faire les magasins ! Franchement les filles, entre nous, la prochaine destination shopping, c’est ici ! Mais on se donne rendez-vous dans une dizaine d’années, quand nous aurons toutes des postes à haute valeur ajoutée. Bangkok offre de tout pour tous les goûts et toutes les bourses, du plus cheap au plus hype. Résultat : nous avons lancé un nouveau paquet de 12 kg à travers la mer.

Ah, au fait, vous qui vouliez toutes savoir à quoi ressemble Pierre avec les cheveux courts : voilà c’est fait ! Il a succombé aux sirènes des coiffeurs d’un « mall trendy ». Rendez-vous à la rubrique photo et vidéo.

Histoire d’échapper à la climatisation des centres commerciaux, nous optons pour une balade au Lumphini Park. En milieu d’après-midi, il n’y a presque personne et nous nous installons au milieu du lac sur un « cygne-pédalo ». Détour désormais inévitable par la place de jeux où Malik ose enfin se lancer dans un toboggan-tunnel.

Le dernier jour, nous prenons le bateau-bus pour rejoindre le Wat Arun pour notre dernier temple bouddhique de ce côté-ci de l’Asie.

Pour nous, Bangkok restera la ville :

  1. des glaces du soir au 7 Eleven
  2. des filles aux jambes nues
  3. de : c’est un ou une ?
  4. des gros bides à T-shirt vulgaire
  5. de Fafi disant : « J’peux pas choisir !!! »
  6. de Pierre qui fait les comptes, plus que d’habitude, c’est dire…
  7. des dernières soupes au lait de coco
  8. du mec bizarre avec un fusil bizarre
  9. des tuk-tuk qui pétaradent dans la nuit
  10. des marchés, des stands, des échoppes, des étals à nourriture
  11. des cérémonies religieuses devant les magasins Burberry
  12. du p’tit-déj’ au Starbuck Coffee
  13. de où y’a tout comme chez nous… et encore plus !

D’ailleurs, nous lançons un appel : J. couple cherche travail intéressant dans Cité des Anges. Motivé, enthousiaste. Prêt à aménager au plus vite. Laissez message sur le blog.

mercredi 26 décembre 2007

Hoi An – My tailor is rich



Le train magique s’est révélé plutôt chaotique. Peu d’heures de sommeil dans les pattes et atterrissage difficile dans une chambre d’hôtel à l’humidité et à l’odeur suspectes. Mais bon, on se fait à tout et nous nous écroulons quelques heures dans un lit dont le matelas rappelle la courbe d’une baignoire, avant d’affronter ce qui, selon nos espoirs, devrait être un high-light vestimentaire et – surtout – financier du voyage.

Espoirs comblés.

Capitale du prêt-à-porter express, ici on vous fait tout selon tous vos désirs… Du moins, c’est ce qu’on vous prétend quand vous entrez dans la boutique. Hoi An se résume en trois rues, périmètre du Flon (et encore…), bordées par plus de 200 tailleurs ! C’est dire l’état névrotique de tout adepte du shopping (dont nous sommes) après seulement deux heures de déambulation. Si en plus des centaines de modèles proposés en vitrine, vous avez un peu d’imagination et un budget limité… Fuyez !

Vous vous en doutez, nous sommes restés ! Résultat, 15 kilos de fringues dûment empaquetés et expédiés en direction de notre home sweet home. Pierre vérifie chaque jour sur Internet si un navire marchand n’aurait pas coulé au large des côtes vietnamiennes. Si tout va bien, le paquet devrait arriver juste deux semaines avant nous.

Mode mise à part, Hoi An est une très jolie bourgade, agréable à vivre. Et notre hôtel tout pourri offrait le luxe d’un accès gratuit à une piscine… à deux kilomètres. Rien de tel qu’une après-midi en famille au bord d’un bassin abandonné par les fashion victims pour se détendre.